L’année la plus coûteuse de l’histoire

L’année 2011 a été faste en catastrophes au Canada et partout dans le monde en 2011. Tout juste avant d’écrire ces lignes, des vents violents en Alberta causaient en décembre 200 millions de dollars dommages. Et c’est loin d’être la catastrophe la plus dispendieuse pour les assureurs, comme pour les assurés!

Pluies diluviennes en Australie
Imaginez-vous 15 centimètres de pluie tombant sur la banlieue de Montréal pour ensuite faire déborder le fleuve et menacer la métropole. C’est ce qu’ont vécu Brisbane (3e ville en importance en Australie), ses banlieues et ses habitants lorsque 30 minutes furent suffisantes pour semer le chaos sur la ville et causer des dommages à 40 000 maisons en janvier 2011.

Slave Lake incendiée en mai
La deuxième catastrophe la plus dispendieuse de l’histoire canadienne (après le fameux verglas de 1998) a eu lieu à Slave Lake au mois de mai dernier. En raison d’un incendie de forêt incontrôlé, plus de 40% de la ville a été complètement rasée par les flammes. L’incendie est présentement sous investigation par la GRC alors qu’une main criminelle serait à l’origine du brasier.

Le Japon tremble
Le Japon a tremblé… et cédé en mars dernier lors d’un catastrophique séisme d’une magnitude de 9.0 sur l’échelle de Richter. Les dommages sont inimaginables avec des pertes assurées avoisinant 30 milliards mais surtout, des dommages totaux de 235 milliards. Cela en fait évidemment la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire… et on ne sait que peu de choses à propos des impacts à long terme des incidents nucléaires qui en ont découlé.

Le Richelieu sort de son lit
Deux mois dans l’eau, 4000 maisons endommagées et des sinistrés encore à l’hôtel. C’est le drame qui affecte encore plusieurs riverains du Richelieu qui ont vu la rivière envahir leur résidence à la fonte des neiges du printemps dernier. Le vrai drame, c’est que les pertes ne sont pas assurées et que les résidents ont dû s’en remettre à l’aide gouvernementale, un procédé qui semble fastidieux, peu étendu et bien mal préparé…

C’est tout cela, sans compter l’ouragan Irène, les inondations dans l’Ouest Canadien, le séisme de Nouvelle-Zélande et bien d’autres. Des dommages évalués à 350 milliards mondialement, dont près du tiers étaient assurés. Cela en fait l’année la plus coûteuse de l’histoire mondialement, et la deuxième en termes de pertes assurées (2005 et l’ouragan Katrina occupe la première place).

Charles Antoine-Carra

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