Pourquoi ne pas s’attaquer aux vieux véhicules?
La sécurité sur nos routes est un sujet quotidien et une préoccupation évidente de nos gouvernements. Tout est fait afin de réduire au plus près de zéro les risques : réduction de la vitesse en ville, augmentation des primes des contraventions, présences policières accrues, mesures spéciales sur les chantiers, réduction du taux d’alcool pour les jeunes conducteurs, cours de conduite obligatoire, accès graduel au permis de conduire standard. Tout est fait mais sur un seul et même axe : le conducteur. Or, sur la route, il n’y a pas que le conducteur. Il y aussi la route et le véhicule.
J’omettrai aujourd’hui volontairement de parler de la route :
1- Tout le monde sait dans quel piètre état la majorité de l’infrastructure routière se trouve.
2- Tout le monde commence à savoir pourquoi.
Par contre, il y a fort à faire à propos des véhicules eux-mêmes. Et c’est étonnant de voir à quel point il y a un profond laxisme dans le contrôle des véhicules sur nos routes.
La Presse faisait état dans son édition du mardi 11 octobre d’une nouvelle réglementation californienne à propos des véhicules accidentés. Dorénavant, tous les véhicules ayant subi un accident dans le passé devront être étiquetés comme tel lors de leur revente par un commerçant. Une mesure beaucoup plus encadrée que celle qui prévaut actuellement au Québec par exemple : avoir le devoir de mentionner « tout fait important » concernant le véhicule.
Québec oblige pour sa part les véhicules ayant été gravement accidentés (VGA) à être inspectés lors de leur reconstruction. Cette inspection, très sommaire, ne valide que quelques points sur le véhicule et le fonctionnement de tous ses accessoires. Rien ne garantie la durée de vie du véhicule, la qualité de la reconstruction ni son aspect sécuritaire à long terme. Rien ne garantie la provenance des pièces.
Plusieurs réclament aussi une législation quant aux années de service d’un véhicule. Un véhicule vieux de plus de 10 ans devrait-il passer une inspection obligatoire annuellement? Un véhicule qui dépasse 200 000 km au compteur ne devrait-il pas être inspecté systématiquement?
Si la loi est différente d’un conducteur à l’autre, pourquoi ne l’est-elle pas pour un véhicule à l’autre? Pourquoi un véhicule de 20 ans, dans un état lamentable, qui pollue nettement plus et qui est beaucoup moins sécuritaire et maniable a-t-il les mêmes limites de vitesse que le véhicule récent, assisté électroniquement et dont l’entretient est sans faille? Pourquoi applique-t-on des généralisations en fonction de l’âge d’un conducteur mais pas en fonction de l’âge d’un véhicule?
Cyberlettre
Inscrivez-vous
dès maintenant
à notre cyberlettre

Ajouter un commentaire